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Billet de la présidente Quitte à me répéter, je dois me féliciter de la qualité de notre dernière Assemblée générale organisée au Tréport le 28 mars dernier : l’organisation matérielle et l’accueil de nos collègues de la délégation Eudoise furent parfaits ainsi que le contenu et la qualité des débats. Nous avons, je pense, démontré la cohésion et la vitalité de notre Union Départementale. Cohésion et vitalité disais-je, nous en avons besoin, car les dangers sont loin d’être écartés. Même si l’actualité dans l’Education nationale est au ralenti, la remise en cause de l’école publique et républicaine n’est pas pour autant stoppée. Qu’il s’agisse de la suppression programmée des RASED, de la création des EPEP provisoirement remisée, de la mise en place des jardins d’éveil à laquelle la Ministre de la Famille n’a pas renoncé, et de la remise en cause de l’école maternelle, tous ces projets rejailliront le moment venu, car élections européennes obligent, il ne faut en aucun cas en rajouter au mécontentement général qui s’exprime actuellement dans la rue, au travers de manifestations diverses qui cristallisent la contestation de la politique du pouvoir en place, face à la crise économique et sociale qui sévit aujourd’hui dans le monde entier. La laïcité est de plus en plus en danger. La nouvelle rédaction de l’article 89 n’a rien résolu, et la solution réside dans son abrogation pure et simple. Mais il y a plus grave. Après la signature le 18 décembre 2008 d’un accord diplomatique avec le Vatican sur la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur catholique, au nom du processus de Bologne initié par l’union Européenne, le Président de la République vient par un décret du 6 avril 2009, de ratifier cet accord, aux termes duquel, chaque Etat s’engage à reconnaître les diplômes délivrés par leurs universités. La ratification par décret constitue un coup de force juridique, car il appartenait au Parlement de ratifier cet accord qui conduit par ailleurs la République à légitimer des titres universitaires en violation totale avec les dispositions de la loi du 18 mars 1880 qui attribue à l’Etat et à lui seul le monopole de la collation des diplômes Universitaires. La loi Falloux est ainsi rétablie par simple décret : le fait du Prince contre la République laïque ! Bonnes vacances à toutes et à tous Janine SIMON | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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